Début du Jeûne de Jésus-Christ et entrée au désert

Publié le par lepontdusalut

La Cité Mystique de Dieu

 

CHAPITRE XXV

Notre Rédempteur, après avoir été baptisé, s'en va au désert, où il s'exerce à de grandes victoires et à toutes sortes de vertus contre les vices. — Sa très-sainte Mère en a connaissance et l'imite parfaitement en tout.  

 

Marie d’Agréda dit :

 

Par le témoignage que la Vérité Souveraine rendit près du Jourdain à la Divinité de notre Sauveur Jésus-Christ, sa Personne et la Doctrine qu'il devait prêcher furent en une si haute réputation, qu'Il pouvait dès lors commencer à l'enseigner et à Se faire connaître par elle, par ses Miracles, par ses Oeuvres et par la Sainteté de sa vie, qui devaient confirmer cette même Doctrine, afin que tous reconnussent en Lui le Fils naturel du Père éternel, le Messie Israël et le Sauveur du monde. Néanmoins le Divin Maître de la Sainteté ne voulut point commencer à prêcher ni Se manifester comme notre Restaurateur qu'Il n'eût auparavant triomphé de nos ennemis, le monde, le diable et la chair, afin de triompher ensuite de leurs continuelles séductions, de nous donner par les Oeuvres de ses héroïques vertus les premières leçons de la vie chrétienne et spirituelle, et de nous enseigner à combattre et à vaincre au moyen de ses victoires. En effet, c'est Lui qui le premier a terrassé ces ennemis communs, et a tellement affaibli leurs forces que notre fragilité n'a point à les craindre, à moins que nous nous livrions nous-mêmes entre leurs mains, et que nous ne leur rendions volontairement leur puissance. Et quoique sa Majesté fût, comme Dieu, infiniment supérieure au démon, et qu'exempte, comme Homme, de tout défaut et de tout péché, Elle possédât une Suprême Sainteté et un Pouvoir absolu sur toutes les créatures, Elle voulut pourtant, comme Homme Saint et Juste, vaincre les vices et celui qui en était l'auteur, en offrant son Humanité très-Sainte au combat de la tentation, et en dissimulant dans la lutte la supériorité qu'Elle avait sur les ennemis invisibles. 

 

C'est par la retraite que notre Seigneur Jésus-Christ vainquit et nous apprit à vaincre ; car bien que le monde laisse ordinairement ceux dont il n'a pas besoin pour ses fins terrestres, et qu'il ne coure pas après ceux qui ne le cherchent point, néanmoins ceux qui le méprisent véritablement doivent en détourner leurs affections, et témoigner leur mépris par leurs oeuvres en s'en éloignant autant qu'il leur sera possible. Sa Majesté vainquit aussi la chair, et nous enseigna à la vaincre par la pénitence d'un si long jeûne, par lequel Elle affligea son corps très-innocent, quoiqu'Elle n'eût point de répugnance pour le bien, ni de passions qui La portassent au mal. Elle vainquit aussi le démon par la Doctrine et par la Vérité, comme je le dirai dans la suite, parce que toutes les tentations de ce père du mensonge se présentent d'ordinaire déguisées et revêtues de charmes trompeurs. Que si notre Rédempteur ne voulut point prêcher ni se faire connaître au monde avant que d'avoir remporté ces victoires, ce fut pour nous prémunir contre le danger auquel nous exposons notre fragilité lorsque nous recevons les honneurs du monde, fût-ce pour des faveurs que nous avons reçues du Ciel, sans être morts à nos passions et sans avoir vaincu nos ennemis communs ; car si les applaudissements des hommes nous trouvent immortifiés, ardents et avec des ennemis domestiques au dedans de nous-mêmes, les dons du Seigneur ne seront pas en une grande sûreté, puisque ce vent de la vaine gloire du monde renverse quelquefois les plus hautes colonnes. Ce qui nous importe le plus, c'est de savoir que nous portons le trésor de nos âmes dans des vases fragiles, et que, quand Dieu voudra glorifier la Vertu de son Nom en notre faiblesse, Il saura bien trouver le moyen de l'affermir et de faire éclater ses Oeuvres. Pour nous, nous n'avons qu'à nous tenir sur nos gardes et à prendre de prudentes précautions.

 

Notre Divin Sauveur étant parti du Jourdain après avoir pris congé de son saint Précurseur, poursuivit son chemin sans se reposer jusqu'à ce qu'Il fût arrivé au désert. Il n'était assisté et accompagné que des anges, qui Le servaient comme leur Roi et L'honoraient par des cantiques de louange, pour les Oeuvres qu'Il faisait en faveur de la nature humaine. Il arriva enfin au lieu qu'Il avait volontairement choisi, et qui était situé entre quelques rochers arides où se trouvait une grotte fort retirée, en laquelle Il s'arrêta, la destinant pour sa demeure pendant tout le temps de son Saint jeûne. Il se prosterna le visage contre terre avec une très-profonde humilité, et c'était ce que sa Majesté et sa bienheureuse Mère faisaient toujours avant de commencer leurs prières. Il glorifia le Père éternel et Lui rendit des actions de grâces pour les Oeuvres de sa Divine Droite, et de ce qu'Il avait daigné lui ménager, suivant son bon plaisir, dans cette solitude, un endroit si propre à sa retraite ; Il remercia aussi en quelque sorte le désert même, par l'acceptation qu'Il en fit, de ce qu'il l'avait accueilli pour Le cacher aux yeux du monde tout le temps qu'il serait convenable. Sa Majesté continua son oraison les bras étendus en croix, et ce fut la plus ordinaire occupation qu'Elle eut dans le désert ; elle sollicitait du Père éternel le Salut du genre humain, et en priant ainsi, Elle suait parfois du sang, pour la raison que je dirai lorsque je parlerai de la prière du jardin.

 

Plusieurs bêtes sauvages qui étaient dans ce désert vinrent, par un instinct admirable, reconnaître leur Créateur, qui sortait quelquefois de sa grotte, et elles le Lui témoignèrent par certains cris qu'elles jetaient et certains mouvements qu'elles faisaient autour de son adorable Personne ; mais les oiseaux s'acquittèrent de ce devoir d'une manière plus particulière, car il en vint une grande multitude auprès du Seigneur, et ils le fêtaient à leur façon, faisant éclater leur joie par divers chants harmonieux, et exprimant leur reconnaissance de la faveur qu'Il leur accordait en demeurant au milieu d'eux dans ces lieux arides, qu'Il sanctifierait par sa Divine Présence. Le Seigneur commença son jeûne, et ne prit aucune nourriture pendant les quarante jours qu'il dura ; Il l'offrit au Père éternel en réparation des désordres que les hommes commettraient par leur gourmandise, qui est un vice très-bas, et qui ne laisse pourtant pas d'être commun et même hautement honoré dans le monde ; et comme notre Seigneur Jésus-Christ vainquit ce vice, Il vainquit aussi tous les autres et répara les injures que le suprême Législateur et Juge souverain des hommes en recevait. Les lumières qui m'ont été communiquées m'apprennent que notre Sauveur voulant faire l'office de Prédicateur, de Maître, de Médiateur et de Rédempteur des hommes auprès du Père éternel, vainquit auparavant tous leurs vices et répara leurs péchés par la pratique des vertus si contraires au monde ; et quoique ce fût l'occupation ordinaire de toute sa très-Sainte Vie, et l'exercice continuel de son ardente Charité, néanmoins il appliqua spécialement à cette fin les Oeuvres d'un prix infini qu'il ferait durant son jeûne dans le désert.

 

Comme un tendre Père dont les nombreux enfants ont tous commis de grands crimes, par lesquels ils méritent des punitions rigoureuses, offre tous les Biens qu'Il peut avoir afin de satisfaire pour eux, et de les soustraire au châtiment qu'ils devaient subir ; de même notre amoureux Père et charitable Frère Jésus-Christ pavait nos dettes, acquittait nos obligations, et plus spécialement Il offrit pour notre orgueil sa très-profonde Humilité, pour notre avarice sa pauvreté volontaire et le dénuement de tout ce qui Lui appartenait, pour nos plaisirs criminels sa pénitente et ses austérités, pour nos colères et nos vengeances sa mansuétude et sa Charité envers ses ennemis, pour notre paresse et notre lâcheté son active sollicitude, enfin pour nos faussetés et notre envie Il offrit son admirable candeur, sa sincérité, sa véracité, la douceur de son Amour et de sa conversation. C'est ainsi qu'Il apaisait le Juste Juge et sollicitait la grâce d'enfants que leur désobéissance avait exclus de la famille ; et non-seulement Il obtint leur pardon, mais Il leur mérita de nouvelles faveurs, des dons et des secours extraordinaires, afin qu'ils pussent se rendre dignes de jouir éternellement de la vue de son Père et de la sienne, en la participation et en l'héritage de sa gloire. Et quoiqu'Il eût pu obtenir tout cela par la moindre de ses actions, il ne se contenta point de ce que nous eussions fait, mais au contraire son surabondant Amour nous prodigua ses bienfaits à un point tel, que si nous n'y répondions pas, notre ingratitude et notre dureté seraient sans excuse.

 

Pour donner connaissance de tout ce que le Sauveur opérait à l'égard de sa bienheureuse Mère, il faudrait avoir la Divine Lumière et les révélations continuelles qu'elle avait ; mais elle y ajoutait dans sa tendre sollicitude les fréquents messages qu'elle chargeait les saints anges de porter à son très-saint Fils. Ce même Seigneur le disposait de la sorte, afin que Lui et sa Mère connussent réciproquement et d'une manière sensible, par l'intermédiaire de ces fidèles ambassadeurs, les sentiments qu'ils formaient dans leur coeur, car ces esprits célestes les rapportaient à Marie avec les mêmes paroles qui sortaient de la bouche de Jésus pour elle, et à Jésus avec celles qui sortaient de la bouche de Marie pour lui, quoique le Fils et la Mère eussent déjà pénétré leurs sentiments mutuels par une autre voie. Aussitôt que notre grande Dame sut que le Rédempteur du mondé avait pris le chemin du désert, et qu'elle eut été informée de ses intentions, elle ferma les portes de sa maison, de sorte que personne ne put s'apercevoir qu'elle s y trouvât, et tel fut le secret de cette retraite, que ses voisins crurent qu'elle s'était absentée comme son très-saint Fils. Elle s'enferma dans son oratoire, où elle demeura quarante jours et quarante nuits sans en sortir et sans prendre aucune nourriture, voulant imiter ce qu'elle savait que son adorable Fils faisait ; ainsi ils gardèrent tous deux la même rigueur de jeûne. Elle l'imita aussi en ses autres exercices, en ses prosternations, en ses prières, en ses génuflexions sans en omettre aucune, et ce qui est plus remarquable, c'est qu'elle pratiquait tout cela au même moment que le Seigneur, car pour être libre elle renonça à toutes-les occupations extérieures ; et indépendamment des avis que les anges lui donnaient, elle savait ce que faisait son très-saint Fils, comme je l'ai marqué ailleurs, au moyen du privilège qui lui permettait de découvrir toutes les opérations de son âme ; elle jouissait de ce privilège tant en son absence qu'en sa Présence, et dans le premier cas elle connaissait par une vision intellectuelle ou par la révélation des anges les actions corporelles dont elle était témoin oculaire quand ils étaient réunis.

Pendant tout le temps qu'il passa dans le désert, notre Sauveur faisait par jour trois cents génuflexions et prosternations, et sa très-sainte Mère en faisait autant dans son oratoire, et elle employait ordinairement le temps qui lui restait à faire des cantiques avec les anges, comme je l'ai dit dans le chapitre précédent. Dans cette constante imitation de Jésus-Christ notre Seigneur, la divine Reine coopéra à toutes ses prières, à toutes ses impétrations ; elle remporta les mêmes victoires sur tous les vices, et les répara de son côté par la pratique et les fruits des vertus les plus héroïques ; de sorte que si Jésus-Christ comme Rédempteur nous mérita tant de biens, et paya nos dettes avec une condignité si absolue, la très-pure Marie, comme sa coadjutrice et notre Mère, employa sa miséricordieuse intercession auprès de cet adorable Seigneur, et fut notre médiatrice autant qu'une simple créature pouvait l'être.

 

 

Instruction que j'ai reçue de notre Dame la Reine du ciel.

 

Ma fille, les oeuvres pénibles du corps sont si propres et si conformes à la nature des mortels, que l'ignorance de cette vérité et de cette dette, l'oubli et le mépris de l'obligation qu'ils ont d'embrasser la Croix, causent la perte d'un grand nombre d'âmes et en mettent beaucoup d'autres dans le même danger. La première raison pour laquelle les hommes doivent affliger et mortifier leur chair, c'est qu'ils ont été conçus dans le péché, et que par le péché toute la nature humaine a été corrompue ; ses passions se sont révoltées contre la raison, elles ont été portées au mal et sont devenues hostiles à l'esprit, et quand on leur laisse suivre ce funeste penchant, elles entraînent l'âme d'un vice dans un autre, et bientôt la précipitent dans un abîme de malheurs. Mais du moment où l'on dompte ce monstre, c'est-à-dire le péché, où on lui met le frein de la mortification et de la souffrance, il perd ses forces ; la raison et la lumière de la Vérité conservent leur empire. La seconde raison, c'est que parmi les mortels il n'y en a pas un seul qui n'ait offensé Dieu ; que la peine doit indispensablement suivre le péché en cette vie ou en l'autre, et que l'âme et le corps ayant péché ensemble, doivent, suivant toutes les règles de la justice, être châtiés tous les deux ; ainsi la douleur intérieure ne suffit pas, si par délicatesse on exempte le corps de la peine qui lui est due. En outre la dette des coupables est si énorme, la satisfaction qu'ils peuvent offrir est si bornée et si faible, sans qu'ils sachent jamais d'une manière certaine si elle est agréée par le Souverain Juge, eussent-ils consacré leur vie entière à rendre cette satisfaction de plus en plus ample, qu'il y a bien lieu de travailler a l'augmenter jusqu'au dernier soupir.

 

Le Seigneur est si libéral et si clément envers les hommes, que s'ils veulent satisfaire pour leurs péchés par la pénitence, au moins le plus qu'ils peuvent, non-seulement sa Divine Majesté se déclare satisfaite des offenses qu'elle en a reçues, mais elle a bien voulu encore s'obliger par sa Parole à leur accorder de nouvelles grâces et des récompenses éternelles. Toutefois cette bonté ne dispense pas les serviteurs fidèles et prudents qui aiment véritablement leur Seigneur, de tâcher d'y ajouter d'autres oeuvres volontaires ; car le débiteur qui ne projette que de payer ses dettes et de ne faire que ce qu'il doit, ne s'en trouvera pas moins pauvre et dénué de ressources, si après qu'il s'est libéré il ne lui reste rien. Or que doivent attendre ceux qui ne paient ni ne songent à payer leurs dettes? La troisième raison, qui doit le plus obliger les âmes, c'est l'exemple que leur a laissé le Divin Maître, puisque cet adorable Seigneur et moi, tout exempts que nous étions du péché et des passions, Nous Nous sommes néanmoins sacrifiés au travail, sans cesser un seul instant de notre vie d'affliger et de mortifier notre chair ; car il fallait que le Seigneur Lui-même entrât par cette voie dans la gloire de son Corps et de son Nom, et que je Le suivisse en tout. Or, si Nous avons agi de la sorte, parce qu'il était convenable que Nous le fissions, quel sujet ont les hommes de chercher une autre voie, de mener une vie douce, agréable, molle et voluptueuse, et de fuir avec horreur les peines, les affronts, les ignominies, les jeûnes et les mortifications? Croient-ils que les souffrances ne soient que pour Jésus-Christ mon très-saint Fils et pour moi, et que les coupables, les débiteurs et ceux qui méritent les peines doivent demeurer sans rien faire, se livrer aux honteux désordres de la chair, et consacrer à la poursuite des plaisirs et au commerce du démon qui les procure, les facultés qu'ils out reçues pour les employer au service de Jésus-Christ mon Seigneur et pour suivre son exemple ? Cette absurdité si commune parmi les enfants d'Adam provoque au plus haut point la Colère du Juste Juge.

 

Il est constant, ma fille, que les peines et les afflictions de mon très-saint Fils ont suppléé à l’insuffisance des mérites des hommes, et afin que je coopérasse avec Lui, simple créature que j'étais, mais tenant la place de toutes les autres, Il ordonna que je m'associasse par une imitation parfaite à ses peines et à ses exercices. Ce ne fut pas néanmoins pour exempter les hommes de la pénitence, mais plutôt pour les animer à l'embrasser, puisque, s'Il n'eût cherché qu'à satisfaire pour eux, Il n'était pas nécessaire qu'Il souffrit tout ce qu'Il a souffert. Il voulut aussi, dans son Amour à la fois paternel et fraternel, communiquer le prix de ses mérites aux oeuvres et aux pénitences de ceux qui Le suivraient ; car toutes les actions des mortels ne peuvent avoir une certaine valeur aux yeux de Dieu que par leur participation, leur assimilation à celles que mon très-Saint Fils a faites. Et si cela est vrai pour les Oeuvres entièrement vertueuses et parfaites, que sera-ce de celles que pratiquent d'ordinaire les enfants d'Adam, et qui, quoique servant de matière aux différentes vertus, sont si défectueuses, puisque les âmes les plus justes et les plus avancées dans la spiritualité trouvent elles-mêmes beaucoup de choses à corriger en leurs oeuvres? Jésus-Christ mon Seigneur a par les siennes suppléé à tous ces manquements et rempli tous ces vides, afin de rendre celles des hommes acceptables au Père éternel ; mais ceux qui, loin de faire quelques oeuvres, restent les bras croisés dans une lâche oisiveté, ne sauraient s'appliquer celles de leur Rédempteur, puisqu'il ne trouve rien à suppléer ni à perfectionner en eux, mais mille choses à condamner. Je ne vous dis rien maintenant, ma fille, de l'erreur détestable de quelques fidèles qui ont introduit la vanité et l’ostentation jusque dans les pratiques de pénitence, de sorte qu'ils méritent un plus grand châtiment par leur pénitence même que par leurs autres péchés, puisqu'ils joignent des fins terrestres, vaines et imparfaites aux oeuvres pénibles, oubliant les fins surnaturelles, qui sont celles qui donnent le mérite à la pénitence et la vie de la grâce à l'âme. Je vous parlerai de cela dans une autre occasion s'il est nécessaire ; en attendant songez à déplorer cet aveuglement, et préparez-vous à travailler et à souffrir ; car quand il vous faudrait endurer toutes les souffrances des apôtres, des martyrs et des confesseurs, vous ne devriez pas hésiter. Apprenez par cette instruction à châtier toujours votre corps, et à croire que vous n'aurez jamais assez fait, et qu'il vous restera toujours quelque chose à payer, d'autant plus que la vie est si courte et que vous êtes naturellement si insolvable.

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